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Monique Jérôme-Forget vante les vertus des partenariats public-privé

La Presse Canadienne, Québec

23/01/2004 — Les partenariats public-privé ne sont pas réservés qu'aux travaux routiers et vont se multiplier dans toutes les sphères d'activités, a indiqué vendredi la présidente du Conseil du trésor du Québec, Monique Jérôme-Forget.

«On n'a qu'à penser aux établissements de santé et aux aqueducs, pour ne nommer que ceux-là», a dit Mme Jérôme-Forget dans une allocution devant les membres de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec réunis en congrès à Québec.

«Nous voulons miser sur une expertise qui nous permettra de conclure davantage de partenariats fructueux, et ce, dans plusieurs domaines», a fait valoir la grande argentière de l'État.

Mme Jérôme-Forget pense notamment à l'immobilier où les besoins en construction, en réparation, en entretien et en exploitation sont nombreux. Les pénitenciers, les établissements d'enseignement ou de santé, les édifices administratifs et culturels, dont les bibliothèques et les salles de spectacle, figurent ainsi parmi les occasions d'affaires qui s'ouvriront au secteur privé.

Qui plus est, le gouvernement veut offrir à des partenaires privés «des tâches qui pourraient aller au-delà de la construction ou de la réfection.»

«Les partenariats ont évolué au fil des décennies pour faire place à une véritable formule où les deux parties partagent davantage les responsabilités liées à la prestation de services, où elles sont de véritables associés», a-t-elle expliqué.

L'État ne se dégagera pas pour autant de ses obligations, a-t-elle poursuivi, puisqu'il va conserver la mainmise sur la qualité, la continuité du service de même que la responsabilité de rendre compte aux citoyens.

Par conséquent, ce ne sont pas nécessairement les plus bas soumissionnaires qui remporteront la mise, a-t-elle prévenu.

«Le gouvernement ne fera pas affaires avec n'importe quel partenaire privé qui lui propose une solution, mais avec celui qui, parmi une gamme de concurrents, lui offrira la meilleure solution.»

Les projets devront être réalisés dans le respect des règles d'éthique et de transparence, a-t-elle assuré, et dans le respect de mécanismes rigoureux d'évaluation.

«Le critère décisif, c'est d'en avoir plus pour notre argent», a-t-elle dit.