Après avoir étudié les alliances entre le secteur public et le secteur privé conclues par le gouvernement britannique et accueilli une délégation de ce chef de fil européen en matière de partenariat public-privé (PPP), la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, ira vérifier sur place la faisabilité des projets de partenariat.
Mme Jérôme-Forget doit s'envoler pour la Grande-Bretagne à la mi-septembre pour une visite d'une semaine. Des rencontres sont prévues avec les autorités gouvernementales et des hauts fonctionnaires. Au cabinet de la ministre, on ne pouvait préciser pour l'instant s'il y aura des discussions avec des firmes privées.
Chose certaine, puisque le gouvernement du Québec veut avoir recours à la formule du PPP, qui est l'un des piliers du plan de modernisation de l'État présenté en mai dernier, il faut aller chercher l'inspiration directement à la source. ĞL'Angleterre a fait de très bonnes choses en cette matièreğ, a rappelé l'attachée de presse de la présidente du Conseil du trésor, Isabelle Taschereau.
Depuis sept ans, des centaines de PPP ont été conclus entre le gouvernement britannique et des firmes privées, représentant plus d'une centaine de milliards de dollars. Le printemps dernier, une dizaine de hauts fonctionnaires britanniques étaient venus à Québec pour faire une présentation de ces ententes (construction, rénovation ou gestion d'infrastructures comme des routes, des écoles ou des hôpitaux). Auparavant, des hauts fonctionnaires québécois s'étaient déplacés en Grande-Bretagne pour rencontrer les responsables des PPP.
Dans l'immédiat, Québec étudie les possibilités de partenariat avec le secteur privé entre autres pour le prolongement des autoroutes 30 et 25 ainsi que l'ouverture de places dans les centres de soins prolongés.
Par ailleurs, les PPP feront l'objet de débats en octobre, lorsqu'une commission parlementaire se penchera sur le dossier.